Daycause propage la mobilisation sur le web

Après le crowdfounding, voici le crowdspeaking (ou communication participative). Inspiré par le premier, ce système vise à rallier les soutiens d’une même cause. Et à diffuser leurs messages à un même moment sur les réseaux sociaux. De quoi faire ressortir un contenu dans le flux d’informations de Facebook ou de Twitter. C’est sur ce segment à potentiel que Daycause se développe. Gérée par la start-up HLKE, éditrice aussi du magazine culturel onlike.net, cette plateforme de communication participative est lancée depuis février 2015. Elle a été la première, avec Wibuzz.it, à explorer ce créneau en France. Aux États-Unis, des sites de crowdspeaking existent déjà, parmi lesquels le leader mondial Thunderclap.

À la différence de ces derniers, exigeant 100 soutiens au moins, Daycause n’impose pas de nombre minimal pour lancer une campagne. « Quel que soit le projet, chacun peut créer immédiatement une campagne gratuite sur Daycause, indique Jean-Patrick Labouyrie, président de HLKE. Chacune de ces campagnes, via l’attribution de crédits, permettra de soutenir une association. »

230 campagnes soutenues

Depuis sa création, la plateforme a servi de caisse de résonance à 11 000 utilisateurs, soutiens de 230 campagnes différentes pour Orange, La Banque Alimentaire, UGICT-CGT ou encore l’Agence du Don en Nature. En septembre dernier, HLKE a mis en ligne une 2nde version de Daycause, au design revu et aux nouvelles fonctionnalités. Avec l’intégration d’options payantes, le modèle économique du site évolue aussi. Incubée à Emergence au Mans, la société HLKE a été épaulée par Initiative Sarthe (15 k€). Pour financer sa plateforme (50 k€), elle a obtenu une bourse French Tech (30 k€) par Bpifrance en avril 2016.

Siège

Le Mans (72)

Activité

Communication

CA 2015

15 k€ visés pour 2015-2016

Effectif

1 salarié

Dirigeant

Jean-Patrick Labouyrie

La startup importe un modèle de financement différenciant inconnu en France et connait déjà un certain succès auprès d’acteurs comme Orange ou la Banque alimentaire.

Le jury des Trophées